UNIVERSITER – comprendre le sol pour mieux comprendre l’arbre avec Yannick Poyat et Xavier Legrain

Quatre jours pour explorer la relation sol-arbre

On parle souvent de l’arbre. De sa taille, de son état sanitaire, de son adaptation au changement climatique ou encore de son dépérissement. Mais plus rarement de ce qui se passe sous ses pieds.

C’est pourtant tout l’enjeu de cette édition d’UniversiTER consacrée à la relation sol-arbre, organisée à Liège du 7 au 10 avril 2026. Pendant quatre jours, arboristes et experts ont exploré un sujet aussi discret qu’essentiel : comprendre comment le sol influence la croissance, la santé et la capacité d’adaptation des arbres.

Les fondamentaux

Pour ouvrir la formation, Xavier Legrain a proposé un retour aux fondamentaux de la pédologie. Comment se forme un sol ? Que révèlent sa texture, sa structure ou encore ses horizons ? Quels indices permettent de comprendre son fonctionnement ?

Autant de questions qui ont permis aux participants de construire une grille de lecture utile avant de passer aux observations de terrain.

Car l’objectif n’était pas de faire des pédologues des spécialistes du sol, mais de leur donner des repères fiables pour mieux interpréter les situations rencontrées dans leur pratique professionnelle.

L'approche terrain de Yannick Poyat

Animée par Yannick Poyat, la seconde partie de la formation a permis aux participants de se familiariser avec différents outils de diagnostic de terrain. Grâce aux sondages à la tarière et à l’observation d’un profil de sol, ils ont appris à identifier les contraintes susceptibles d’influencer le développement des arbres et à mieux interpréter certaines situations de dépérissement.

Quelles solutions pour les sols urbains ?

La dernière journée a été consacrée aux leviers d’amélioration des sols urbains. Technosols, amendements organiques, gestion de l’eau ou encore valorisation de matériaux recyclés ont permis d’aborder différentes solutions pour favoriser le développement des arbres dans des contextes souvent contraints.

Les échanges ont également mis en évidence l’importance d’adapter les interventions aux caractéristiques de chaque site plutôt que de rechercher des solutions universelles.